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lundi 16 juillet 2007

Explosion d'un dépôt de gaz à Sotteville-les-Rouen: deux blessés légers

L'explosion d'un dépôt de gaz samedi matin à Sotteville-les-Rouen, en Seine-Maritime, a fait deux blessés légers, a-t-on appris auprès de la préfecture de la Seine-Maritime.

"Pour une raison encore indéterminée, une voiture a pris feu devant le dépôt de gaz" d'une station-service dans le centre de Sotteville-les-Rouen, dans la proche banlieue de Rouen, en Seine-Maritime, provoquant l'explosion du dépôt vers 2h15 dans la nuit de vendredi à samedi, a déclaré Christine Meier, responsable du service de la protection civile à la préfecture de Seine-Maritime. Une deuxième voiture a brûlé, par propagation de l'incendie.

Le feu s'est ensuite propagé à "trois petites résidences attenantes", a-t-on appris de source préfectorale. Le premier étage de l'un de ces pavillons "s'est entièrement embrasé". Sept personnes ont été évacuées avant que l'incendie ne soit maitrisé par les pompiers vers 2h40, a-t-on précisé de même source.

Deux personnes ont été légèrement blessées: elles sont choquées, a ajouté Christine Meier. Leur identité n'a pas été dévoilée dans l'immédiat, et on ignorait où elles se trouvaient exactement au moment de l'explosion.

Une cellule médico-psychologique a été mise en place à la mairie de Sotteville-les-Rouen, toute proche de l'endroit où s'est produite l'explosion, pour accueillir une cinquantaine de riverains choqués.

Vers 4h00 du matin samedi, les pompiers menaient toujours un travail de "reconnaissance" à l'intérieur du pavillon sinistré et des pavillons voisins à la recherche d'éventuelles victimes.

"Trois grosses lances à incendie, plusieurs véhicules de pompiers et près d'une cinquantaine" de soldats du feu restaient mobilisés vers 4h00, a précisé la préfecture de Seine-Maritime.

Les pompiers ont sollicité des moyens supplémentaires en engins d'extinction et en hommes pour permettre la rotation de leurs agents. AP
(mise en ligne tardive, suite à un oubli de ma part... c'est les vacances...)

vendredi 16 mars 2007

Les boues du "Prestige" à l'origine d'une pollution près de Rouen

Une pollution aux hydrocarbures de la nappe phréatique et des sols d'un site de traitement de terres polluées situé près de Rouen (Seine-Maritime) serait, selon une association de défense de l'environnement après le stockage et le traitement de près de 5.000 tonnes de terres provenant de la marée noire causée par le pétrolier libérien "Le Prestige" après son naufrage en 2002.

Contactées par l'Associated Press, la Direction régionale de l'industrie de la recherche et de l'environnement (DRIRE) et la direction de la société "Deep Green" qui avait traité ces déchets n'ont pas souhaité s'exprimer.

En mars 2005, à la fin de l'exploitation par la société belge "Deep Green" de ce site situé en bord de Seine sur la zone industrielle de Sotteville-les-Rouen, la préfecture de Seine-Maritime avait demandé que soit réalisée une étude des sols.

Celle-ci, dont les résultats viennent récemment d'être communiqués par la DRIRE, fait apparaître des concentrations en plomb, cuivre, mercure et xylènes dans les sols et une pollution aux hydrocarbures de la nappe phréatique.

"Deep Green n'a non seulement pas traité ces terres correctement, mais en plus cette société s'en est servi pour remblayer son site avant de l'abandonner", accuse Philippe Vue, vice-président de l'association qui depuis 2004 se mobilise contre les agissements de l'industriel.

"Nous sommes en possession de documents qui prouvent que Deep Green a eu du mal à traiter les terres souillées par le pétrole du 'Prestige', car près de 5.000 tonnes ont été acheminées ici et, là aussi, nous avons les documents pour l'affirmer" reprend-t-il.

"Les résultats révélés par la DRIRE sont inquiétants car cet ancien site est situé sur les quais de Seine. Si ce terrain abandonné n'est pas immédiatement dépollué, le fleuve sera lui aussi victime d'une pollution " conclut-il.

Le 13 novembre 2002, le pétrolier battant pavillon des Bahamas avait coulé au large des côtes espagnoles avec 77.000 tonnes de fioul. AP