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mardi 27 février 2007

Des commissaires-priseurs soupçonnés de malversations

La justice enquête en Normandie sur l'origine des objets vendus par Caen Enchères.

Deux commissaires-priseurs caennais, Lô Dumont, 67 ans, et Jean Rivola, 39 ans, (Ils ont depuis été relaxés [1]) mis en examen avec caution de 20 000 euros pour blanchiment, faux, et non-tenue régulière du registre de police : il y a là de quoi mettre en émoi les habitués des salles des ventes de Normandie.

L'affaire a débuté voilà plus d'un an avec un signalement de Tracfin, la cellule de renseignement française sur les circuits financiers clandestins. Cet organisme s'étonne alors des flux sur les nombreux comptes bancaires de six membres de la communauté des gens du voyage sédentarisés dans des villages près de Caen. Les mouvements sont sans commune mesure avec les revenus officiels des intéressés, âgés de 36 à 52 ans, et RMistes pour certains.

En lien avec le Groupe d'intervention régional (GIR) de Basse-Normandie, et plus particulièrement avec l'inspecteur des impôts détaché au sein du GIR, les gendarmes de la section de recherches de Caen entament une longue période de filatures. Il apparaît que les suspects achètent chez des particuliers de la côte de nombreux objets qui sont ensuite revendus dans la salle des ventes Caen Enchères.

Les ventes se chiffreraient par milliers, d'où la mise en examen des vendeurs pour blanchiment et travail dissimulé. Mesures qui ont entraîné la saisie de six véhicules, dont trois fourgons servant au transport des marchandises. Le procureur de la République de Caen fait par ailleurs état d'« infractions techniques » : dépôt d'objets sans mention d'origine de la pièce, défaut d'attestation d'identité auprès de la salle de ventes.

Scénario inspiré par la CIA

La plupart des objets relèvent de la chine et ne dépareraient pas des vide-greniers de chef-lieu de canton. Mais, selon une source proche du dossier, auraient aussi été vendues des armes anciennes, dont un sabre, des photos encadrées où le cadre présente le plus de valeur. Pièce rare : une statue d'après Carpeaux mise en vente par la compagne de l'un des suspects.

Selon un scénario plus inspiré par la CIA que par Christie's, la salle des ventes a été placée sous surveillance vidéo. Non seulement les gens du voyage auraient vendu, mais ils auraient également participé aux enchères en les « poussant » énergiquement.

Faut-il y voir la raison de la mise en examen des commissaires-priseurs pour « entrave au bon fonctionnement des enchères » ? « Cette affaire va faire pschitt », assure Me Bernard Blanchard, conseil des commissaires-priseurs. « Les qualifications pénales paraissent effroyables, mais les faits ne semblent absolument pas en proportion. »

Le parquet général de la cour d'appel de Caen a transmis un rapport au conseil des ventes de France, autorité de régulation de la profession. « J'attends les suites de l'enquête », indique Serge Armand, magistrat délégué comme commissaire du gouvernement auprès du conseil des ventes. « Si les faits sont graves, des poursuites disciplinaires seront engagées. »

(Le Figaro)

ADDENDA :

Lô Dumont et Jean Rivola, deux commissaires priseurs caennais ont été relaxés par la cour d'appel vendredi 3 juillet. Le 20 octobre dernier, ils avaient écopé de lourdes condamnations pour blanchiment aggravé. Il s'agissait de vente d'objets provenant d'un travail dissimulé. Des meubles vendus par des gens du voyage, se présentant comme brocanteurs, dans l'établissement de Caen-Enchères. Finalement, la justice a reconnu de graves négligences, sans désir de couvrir un quelconque trafic de meubles.

Sur la question des enchères relancées par les mêmes faux-brocanteurs, seul Lô Dumont a été condamné dans la mesure où il dirigeait les ventes et a laissé faire cette pratique.

Lô Dumont et Jean Rivola écopent respectivement d'une amende de 18 000 € et 15 000 €. Motif final : ne pas avoir tenu régulièrement de registres de mobilier d'occasion. Il ne leur sera pas interdit d'exercer leur profession de commissaires priseurs pendant trois ans, comme prononcé en première instance.

(Source : La Manche Libre)

Notes

[1] Voir Addenda

mercredi 21 février 2007

3 marins ukrainiens écroués après avoir tabassé à mort un quinquagénaire à Rouen

silver.jpgTrois marins ukrainiens soupçonnés d'avoir vendredi dernier sur les quais de Rouen (Seine-Maritime) tabassé puis laissé pour mort sur le trottoir un homme de 53 ans ont été mis en examen et écroués, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

René Perez, 53 ans, avait été retrouvé mort vendredi matin sur la voie publique à quelques centaines de mètres de son domicile situé près des quais de la Seine à Rouen.

Quelques heures plus tôt, il avait été aperçu dans un bar en compagnie de trois marins ukrainiens dont le bateau, le "Silver", faisait escale dans le port de Rouen.

Ce sont les enquêteurs du SRPJ de Rouen qui ont, après avoir recueilli plusieurs témoignages, interpellé les trois hommes sur le cargo qui allait quitter le port.

Dans leur cabine, les policiers ont découvert les vêtements décrits par les témoins, des habits qui portaient des traces du sang.

Les trois marins âgés d'une trentaine d'années ont été mis en examen et écroués. AP

PS: Photo Paris-Normandie

lundi 19 février 2007

Ils ont dépouillé une vieille dame de plus de 345.000 euros

Un couple mis en examen pour avoir dépouillé une vieille dame de plus de 345.000 euros

Un couple d'une cinquantaine d'années soupçonné d'avoir dépouillé de plus de 345.000 euros une nonagénaire du Havre (Seine-Maritime) a été mis en examen vendredi pour abus de confiance et de faiblesse, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

Le couple, placé sous contrôle judiciaire, comparaîtra dans les prochains mois devant le tribunal correctionnel de Rouen (Seine-Maritime). La justice leur reproche d'avoir, au cours des dix dernières années, soutiré à la vieille dame âgée, aujourd'hui de 93 ans, plus de 345.000 euros.

Les faits avaient débuté en 1996 lorsque la vieille dame fortunée a fait la connaissance de cette femme de quarante ans sa cadette.

Cette dernière, décrite comme une "accro" aux jeux de casino, avait réussi à gagner la confiance de la retraitée, et à plusieurs reprises lui aurait emprunté d'importantes sommes d'argent sous divers motifs. C'est fin 2005 que les enfants de la vieille dame déposeront une plainte après que cette dernière, qui par le passé payait l'Impôt sur la fortune, se voit vu signifier une interdiction bancaire.

Après près de deux ans d'enquête, la quinquagénaire et son concubin ont été interpellés mercredi dernier dans le Val-d'Oise. AP

jeudi 1 février 2007

Un jeune homme mis en examen après une série de 14 incendies volontaires dans le Calvados

Un jeune homme de 22 ans soupçonné d'être à l'origine de 14 incendies dans des exploitations agricoles des environs de Falaise (Calvados) a été mis en examen mercredi pour "incendies volontaires", a-t-on appris de source judiciaire

Ce suspect avait déjà été interpellé fin août, placé en garde à vue puis relâché faute de preuve. Après sa mise en examen, il a été remis en liberté sous contrôle judiciaire avec interdiction de fréquenter le secteur où s'étaient déclarés les incendies, selon le parquet de Caen.

Au cours de l'été dernier, dans ce secteur situé au sud-est de Falaise, 14 incendies avaient détruit plusieurs hangars et engins agricoles, ainsi que plusieurs tonnes de paille laissées dans les champs par les agriculteurs. AP

samedi 13 janvier 2007

Evreux: une femme écrouée pour avoir tiré sur des policiers

Une femme de 33 ans qui avait tiré sur des policiers à Evreux (Eure) dans la nuit de mardi à mercredi, a été mise en examen et écrouée vendredi soir, a-t-on appris de source judiciaire.

Les faits s'étaient déroulés dans l'appartement d'un immeuble du quartier de Nétreville à Evreux.

Les policiers de la BAC (brigade anti-criminalité) avaient été appelés parce qu'une femme ivre menaçait sa voisine avec un revolver et ce devant trois enfants en bas âge.

C'est au moment les policiers tentaient de la ramener à la raison, que la femme a pointé son arme dans leur direction et a appuyé sur la gâchette. Fort heureusement pour les fonctionnaires, l'arme s'est enrayée et après examen du revolver, les policiers ont pu s'apercevoir que la balle était restée coincée dans la chambre.

Aussitôt placée en garde à vue, elle a été déférée devant un juge d'instruction d'Evreux qui l'a mise en examen pour "violences aggravées sur agents de la force publique" et écrouée. AP