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mercredi 14 novembre 2007

Le "cannibale de Rouen" est fou

Selon une première expertise psychiatrique, Nicolas Cocaigne a eu une "abolition totale de discernement" quand il a mangé un morceau de poumon de son co-détenu.

Une conclusion qui le rend irresponsable pénalement.

Nicolas Cocaigne était fou lorsqu'il a décidé de manger un morceau de poumon du détenu qui partageait sa cellule. Telle est la conclusion de la première expertise psychiatrique réalisée par les docteurs Jean-Claude Chanseau et Pierre Lamothe. "Il a agi dans un état psychologique abolissant son discernement et le contrôle de ses actes", notent-ils dans leur rapport.

Les faits remontent à la nuit du 2 au 3 janvier 2007, dans une cellule de la maison d'arrêt de Rouen. Nicolas Cocaigne, alors âgé de 35 ans, est soupçonné d'avoir battu et asphyxié son codétenu de 31 ans avant de manger un morceau de son poumon. Des traces de sang comportant l'ADN de sa victime avaient été retrouvées dans son assiette, sur une spatule de cuisine et une paire de ciseau. Cette "abolition du discernement", qualifiée de "schizophrénie", rend Nicolas Cocaigne, "irresponsable pénalement", a expliqué son avocat Fabien Picchiottino.

Le parquet de Rouen a refusé de commenter ces informations. Le juge d'instruction devrait désormais ordonner une contre-expertise dont les résultats ne devraient pas être connus avant le deuxième trimestre 2008, selon l'avocat. Pour l'heure, celui que l'on surnomme "le cannibale de Rouen" se trouve en cellule d'isolement d'une maison d'arrêt de la région parisienne.

vendredi 23 mars 2007

Le détenu meurtrier était bien un cannibale

Détenu cannibale: le sang retrouvé dans la gamelle du détenu est celui de sa victime

Le sang retrouvé dans la gamelle du détenu soupçonné d'acte de cannibalisme sur un codétenu début janvier à la prison de Rouen (Seine-Maritime) est bien celui de sa victime, a-t-on appris vendredi auprès de son avocat, Me Fabien Picchiotino. (Voir le billet Meurtre à la prison de Rouen)

Les analyses ADN réalisées par l'Institut génétique de Nantes-Atlantique (IGNA), ont révélé qu'il s'agissait du sang de Thierry Baudry, 31 ans, mort dans la nuit du 2 au 3 janvier dernier.

Dans cette affaire, Nicolas Cocaign, 35 ans, a été mis en examen le 5 janvier dernier pour "homicide volontaire avec préméditation" et "atteinte à l'intégrité d'un cadavre". Il est depuis écroué à la prison de Bois d'Arcy (Yvelines) où il purge une peine de 45 jours de cellule disciplinaire après avoir été interné plusieurs jours à l'unité pour malades difficiles de l'hôpital Paul-Guiraud de Villejuif (Val-de-Marne).

Dans la nuit du 2 au 3 janvier dernier dans la cellule 26 de la prison Bonne-Nouvelle de Rouen, Nicolas Cocaign est soupçonné d'avoir tué Thierry Baudry, 31 ans, l'un de ses deux codétenus et d'avoir mangé un morceau de son poumon ainsi qu'un morceau de son muscle pectoral.

C'est un surveillant qui à l'ouverture de la porte de la cellule le lendemain matin avait découvert le corps de Thierry Baudry avec une plaie importante au thorax. Dans cette affaire, le troisième codétenu, David Lagrue, 34 ans, a été mis en examen pour "complicité d'assassinat" et sera considéré comme témoin assisté pour "atteinte à l'intégrité d'un cadavre". AP

jeudi 18 janvier 2007

45 jours de cellule disciplinaire pour cannibalisme

Nicolas Cocaign, 35 ans, ce détenu soupçonné d'acte de cannibalisme sur un codétenu a été condamné mercredi après-midi par l'administration pénitentiaire à quarante-cinq jours de cellule disciplinaire, a-t-on appris jeudi auprès de son avocat.

Nicolas Cocaign avait le 5 janvier dernier été mis en examen pour "homicide volontaire avec préméditation" et "atteinte à l'intégrité d'un cadavre" et avait été écroué à la prison de Bois-d'Arcy (Yvelines) où il avait été placé à l'isolement.

"Mon client a besoin de soins et cette mesure disciplinaire va être une nouvelle épreuve pour lui", a déclaré Me Fabien Picchiotino qui a ajouté que son client devrait être entendu lundi prochain au palais de justice de Rouen par un juge d'instruction.

Dans la nuit du 2 au 3 janvier dernier dans la cellule 26 de la prison Bonne-Nouvelle de Rouen, Nicolas Cocaign est soupçonné d'avoir tué Thierry Baudry, 31 ans, l'un de ses deux codétenus et d'avoir mangé un morceau de son poumon ainsi qu'un morceau de son muscle pectoral.

C'est un surveillant qui, à l'ouverture de la porte de la cellule mercredi matin à 7h00, avait découvert le corps de Thierry Baudry avec une plaie importante au thorax.

Dans cette affaire, le troisième codétenu, David Lagrue, 34 ans, a été mis en examen pour "complicité d'assassinat" et sera considéré comme témoin assisté pour "atteinte à l'intégrité d'un cadavre". AP

vendredi 5 janvier 2007

Il y a bien eu cannibalisme à la prison de Rouen

La piste du cannibalisme pénitencier est loin d'être abandonnée puisque le procureur la juge "très probable".

Les autoaccusations de cannibalisme du détenu meurtrier d'un autre détenu à la maison d'arrêt de Rouen sont finalement "très probables" après l'achèvement de l'autopsie du corps qui a montré l'absence de certains organes, a affirmé vendredi le procureur de la République de Rouen.

La victime, âgée de 31 ans, avait été retrouvée mercredi matin par les surveillants avec une plaie importante au thorax dans la cellule qu'elle partageait avec deux autres détenus.

« L'absence (d') éléments anatomiques qui n'ont pas été retrouvés sur la scène du crime rend très probables les autoaccusations de cannibalisme de l'auteur présumé du crime », écrit dans un communiqué le magistrat, Joseph Schmit, qui avait affirmé l'inverse jeudi après-midi, à savoir que ces autoaccusations étaient "inexactes".

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