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vendredi 5 janvier 2007

Il y a bien eu cannibalisme à la prison de Rouen

La piste du cannibalisme pénitencier est loin d'être abandonnée puisque le procureur la juge "très probable".

Les autoaccusations de cannibalisme du détenu meurtrier d'un autre détenu à la maison d'arrêt de Rouen sont finalement "très probables" après l'achèvement de l'autopsie du corps qui a montré l'absence de certains organes, a affirmé vendredi le procureur de la République de Rouen.

La victime, âgée de 31 ans, avait été retrouvée mercredi matin par les surveillants avec une plaie importante au thorax dans la cellule qu'elle partageait avec deux autres détenus.

« L'absence (d') éléments anatomiques qui n'ont pas été retrouvés sur la scène du crime rend très probables les autoaccusations de cannibalisme de l'auteur présumé du crime », écrit dans un communiqué le magistrat, Joseph Schmit, qui avait affirmé l'inverse jeudi après-midi, à savoir que ces autoaccusations étaient "inexactes".

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jeudi 4 janvier 2007

Le détenu meurtrier est un affabulateur

Contrairement à ce nous annoncions dans Il lui arrache le cœur pour le manger, Nicolas Cocaigne n'a pas mangé le coeur de la victime.

Ce détenu qui a tué l'un de ses deux co-détenus dans la nuit de mardi à mercredi, affirmant lors de sa garde à vue avoir mangé le coeur de sa victime", est "un affabulateur", a déclaré jeudi le procureur de la République Joseph Schmit lors d'une conférence de presse au palais de Justice de Rouen.

L'autopsie de la victime, Thierry Baudry, 31 ans, réalisée jeudi après-midi "rapporte que le coeur a été trouvé dans le corps de la victime. Il est dans son enveloppe et est en bon état", a indiqué le procureur.

L'auteur présumé des faits, Nicolas Cocaigne, 35 ans, en détention préventive dans le cadre d'une affaire de moeurs, avait affirmé lors de sa garde à vue avoir violement frappé à coups de poing et de pied son co-détenu. Il aurait ensuite porté, "sous une pulsion criminelle", plusieurs coups au thorax à l'aide d'un ciseau avant d'étouffer son co-détenu. Cocaigne, "qui n'était pas connu pour des faits de violence", a ajouté M. Schmit, a ensuite affirmé avoir arraché le coeur de sa victime et l'avoir mangé.

C'est un surveillant qui a découvert le corps de Thierry Baudry mercredi à 7h avec une plaie importante au thorax. Une blessure aussitôt constatée par le médecin légiste appelé sur les lieux. Incarcéré le 26 novembre à la prison de Rouen, Nicolas Cocaigne purgeait une peine de quatre ans d'emprisonnement pour agression sexuelle. La victime, comme le troisième co-détenu de la cellule, était en détention provisoire dans l'attente de son procès pour crime et délits à caractère sexuel.

L'administration pénitentiaire a demandé jeudi l'ouverture d'une enquête interne. AP

Il lui arrache le cœur pour le manger

« Parce qu'elle ne respectait pas les codes internes dans la cellule, parce qu'elle refusait de se soumettre, la victime a été frappée à plusieurs reprises, avant de tomber K-O et d'être, selon toute vraisemblance, étouffée avec des sacs poubelles.

Une autopsie sera pratiquée demain après-midi à l'institut médico-légal pour préciser exactement les circonstances de ce décès », a déclaré hier le procureur de la République de Rouen.

C'est un surveillant de prison qui, à l'occasion de sa ronde, a fait l'horrible découverte peu avant 7 h. Le détenu était allongé sur son lit, recouvert d'un drap.

Le détenu assassiné à Rouen, dont je vous parlais hier, Thierry Baudry est mort étouffé avec un sac plastique.

Son compagnon de cellulle, Nicolas Cocaigne, aurait alors éventré son coprisonnier, à l'aide d'un objet tranchant, et lui aurait extrait le cœur pour le manger.

« Mais, en effet, le détenu Cocaigne aurait cuit le cœur avec un réchaud à gaz et l'aurait avalé, assaisonné d'oignons. »

Le meurtrier présumé, placé en garde à vue immédiatement à l'Hôtel de police de Rouen a avoué les faits rapidement.

Le troisième détenu qui n'a pas alerté les surveillants a, lui aussi, été placé en garde à vue.